Je ne saurais trop vous conseiller la lecture d’un petit livre qui en dit long sur un mode de gestion de l’hôpital.

 

« tout juste soixante ans se sont écoulés depuis la création des Centres Hospitaliers Universitaires.
Ces structures sont le cœur d’un système à la réputation d’excellence.
Mais ce cœur s’est emballé. Le corps soignant s’épuise. Les crises se succèdent avec leurs ordonnances de vains remèdes.
Le malade que nous sommes, où serons presque tous un jour, à tout lieu de s’inquiéter. Le mal est profond.
Il s’entend dans le nouveau langage qui s’est imposé au sein de l’institution et des pratiques hospitalières.
Tel est l’éloquent symptôme qui révèle le dessein de faire de l’hôpital une nouvelle industrie, au mépris de son humaine justification .
Un dessein indicible, qui rêve de fondre le soin dans la technicité abstraite et gestionnaire de notre société.

»

C’est pour cela que j’attache autant d’importance aux mots et pour moi un patient ne doit pas être appelé « consommateur de soins » et un médecin « un producteur de soins ! ». Quand on m’explique que l’hôpital du futur ne sera plus qu’un plateau technique et que l’hôtellerie = l’hébergement du patient sera donnée au secteur privé car le patient sera bardé de capteurs électroniques et sera surveillé à distance par la télé médecine, je ne suis pas certain que nous allions vers un hôpital dans ces conditions à visage plus humain . J’espère être compris.